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Remous à l’APC d’El Eulma

Le maire contesté
mardi 7 mars 2006, écrit par : Kamel Beniaiche, El Watan, mis en ligne par : Nedj

Après une courte accalmie, l’Assemblée populaire communale d’El Eulma La deuxième agglomération de la wilaya de Sétif renoue avec la crise. Ainsi, la session ordinaire de janvier, qui devait se tenir, le 16 février dernier n’est pas allée à son terme.
La levée de la séance par le P/APC, quelques instants après l’ouverture des travaux, n’a pas été du goût des opposants au maire qui s’est vite retiré. La sortie du premier magistrat d’obédience Islah a poussé les 13 membres présents sur les 23 élus que compte l’assemblée à se réunir et à prononcer la dissolution de l’exécutif communal. Ces résolutions ont été, nous dit-on, consignées dans le procès-verbal transmis à la tutelle (wilaya) observant vis-à-vis de ces interminables turbulences qui enveniment l’atmosphère de nombreuses municipalités, un mutisme de cathédrale.L’on apprend en outre que le magistrat instructeur près le tribunal de Bougaâ, en charge du dossier relatif à la falsification ou non, de la délibération du 28 juillet 2004, a auditionné dernièrement deux élus de l’assemblée précitée. « C’est à la demande écrite de 9 élus n’étant autres que des membres de l’exécutif, à la tête de différentes commissions que la session a été reportée. D’autant que l’ordre du jour comportait les activités de ces élus, seuls habilités à présenter les rapports et à répondre le cas échéant aux questions et préoccupations des autres membres de l’assemblée qui ont sauté sur l’occasion pour fomenter le putsch », tels sont les propos du contesté maire ayant à son tour transmis le 18 févier dernier un contre rapport au wali. L’APC de Bougaâ qui ne déroge pas, quant à elle, à la règle est depuis le samedi 4 mars sans maire. Le titulaire du poste qui avait succédé en juin 2004 à un autre flniste « dégommé » pour avoir soutenu Ali Benflis, vient de remettre le tablier d’autant qu’il faisait l’objet d’un retrait de confiance signé par dix élus sur les onze que compte l’assemblée. Comme un malheur n’arrive jamais seul, le vice-président de l’assemblée précitée vient d’être condamné à trois mois de prison ferme, suite à la plainte déposée par un fonctionnaire, ayant été insulté et vexé devant ses collègues. L’hôtel de ville de l’antique Sitifis couve lui aussi une crise latente qui ne trouve toujours pas l’épilogue souhaité par la population qui attend les décisions des pouvoirs publics, d’autant que les tentatives du wali ayant et à plusieurs reprises tenté de rapprocher les antagonistes ont qu’on le veuille ou non échoué. En perdurant, ces crises risquent de freiner les différents projets lancés par les pouvoirs publics qui ont injecté plus de 145 milliards de dinars dans les programmes de la relance économique et de développement des Hauts-Plateaux initiés par le président de la République. Il est vrai que les mandats de ces assemblées tirent vers la fin, mais les affaires du citoyen et les projets inscrits ne peuvent de ce fait, ni en pâtir ni attendre « l’heureux » dénouement qui ne pointe pas le bout du nez ...


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