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SETIF/ L’hôpital psychiatrique de Aïn-Abessa en ébullition

mardi 7 mars 2006, écrit par : Bougaa

Dans un rapport transmis aux hautes instances du pays, et dont une copie nous ait parvenue, l’ensemble du personnel paramédical de l’hôpital psychiatrique de Aïn-Abessa (situé à 20 km du chef-lieu de wilaya), dénoncent la situation catastrophique que vit leur établissement depuis des années, ainsi que la mauvaise gestion de son directeur, chose qui ont largement contribué à l’instauration d’un climat malsain au sein de cette institution spécialisée.

A cet effet, les paramédicaux affirment dans leur document que l’état de santé physique et morale du malade mental à l’EHS de Aïn- Abessa au moment du séjour reste toujours stationnaire et sans amélioration vu qu’il vit dans un climat fait de souffrances et de conflits caractérisés par le manque de repos et de calme. Le rendement de l’infirmier et sa relation avec le malade mental sont en dégradation totale causée par des conditions de travail illogiques et par des instructions arbitraires du directeur, comme le fait d’interdire au malade de sortir du pavillon, suppression des séances d’ergothérapies pour le malade depuis plusieurs années ce qui a engendré des angoisses permanentes et la sensation d’être emprisonné. La mauvaise prise en charge des malades mentaux s’explique par le départ précoce de plusieurs médecins psychiatres à cause du climat conflictuel qui prévaut à l’hôpital. Le rapport fait aussi mention de la mauvaise qualité des soins prodigués aux malades en l’absence de salle de soins, manque de stérilisateur et insuffisance des produits pharmaceutiques tels que les psychotropes. L’alimentation du malade laisse beaucoup à désirer, il ne consomme que des pâtes alimentaires à longueur de journée. Les protéines sont devenues un luxe pour lui. Côté vestimentaire, le malade n’est pas bien loti, il n’a droit qu’à un pull et un pantalon durant toute l’année. Le rapport aborde aussi la situation professionnelle peu reluisante des paramédicaux telle que l’inexistence de visites médicales et de congé sanitaire pour le personnel, le manque de transport et de cantine surtout pour les équipes de garde, et l’absence de l’indemnité de contagion. Sur un autre chapitre, les plaignants reprochent au directeur l’attribution des logements de fonction de l’hôpital à ses proches. Des cas de favoritisme ont été aussi soulevés, tel celui du beau-frère du directeur, un technicien en maintenance au niveau de CHU, qui assure des gardes de directeur à l’EHS de Aïn-Abessa. Contacté à ce sujet, le directeur de l’établissement hospitalier spécialisé de Aïn- Abessa, Abdelhafid Sedrati, a, quant à lui, rejeté toutes ces accusations. Concernant les conditions d’hospitalisation, le directeur affirme qu’“au vu de la nature du terrain et la catégorie des usagers de l’établissement, des travaux d’entretien et de réfection s’imposent continuellement, le cas échéant, les patients sont transférés vers d’autres locaux pour leur préserver le calme et la sécurité. Pour ce qui est du service d’ergothérapie, il est toujours fonctionnel où près de 614 séances ont été effectuées en 2005. Concernant le départ des psychiatres, l’hôpital a connu un mouvement ordinaire de départ de certains médecins et l’arrivée d’autres. Aucun conflit n’a à ma connaissance existé. Une salle de soins existe et l’hôpital dispose d’un grand lot de matériels de stérilisation (popinels, tambours) et le surplus de ce matériel a été transféré vers d’autres structures de santé. Quant à l’alimentation, le malade bénéficie d’une ration alimentaire conséquente et les menus hebdomadaires font foi, aussi la protéines n’existent pas uniquement dans les viandes rouges. Pour ce qui est de l’habillement, l’EHS dispose d’un grand stock de différents effets vestimentaires, et les demandes en la matière sont satisfaites le jour même. 557 effets vestimentaires ont été livrés en 2005 pour un nombre de 120 patients”. Abordant le domaine professionnel des paramédicaux, le directeur affirme que les visites médicales sont assurées par un médecin généraliste de l’établissement et que seul le personnel du service de la radio a droit au congé sanitaire. Aussi, pour la cantine, le dîner est assuré uniquement pour l’équipe de nuit. Et le directeur d’ajouter : “La concession des logements de fonction est faite suivant l’utilité et la nécessité de service conformément à la réglementation en vigueur. En ce qui concerne la garde administrative, elle est assurée par les fonctionnaires ayant au moins le grade d’assistant administratif ou grade équivalent”, conclut-il. L’intervention de la tutelle s’avère indispensable afin de régler définitivement ces problèmes pour le bien-être des malades mentaux qui d’ailleurs n’ont pas été gâtés par la nature. Imed Sellami

Source : LeSoirDalgerie


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3 commentaire(s) publié(s)
Commentaire n°435 :
je connais bien le probleme malheureusement et ma cousine qui travail la bas me raconte des choses effarente la dessus il parait qu il y en a qui vienne et devienne plus fou qu’avant une fois le traitement pris c honteux de plus de nombreux vol de medicament y sont fait pour alimenter des toxico. les pouvoirs public ne pense qu’a leur poches et laisse le peuple a l’abandon du moment qu il y a de l argent pour eux il se foute du reste. a pour quand un pays fort intelligent et surtout pas faineant pour faire monter l’algerie au lieu de la rabaisser comme j’ai pu le voir...

Réponse de arib :

En fin merci de votre courage pour éradiquer la médiocrité
arib :
hé oui bien évidemment le dernier des con fait la loi ! l’agent d’entretien fait le projet de soins ! le gardien devient gestionnaire voir manager ! quand il n’y a pas de sectorisation ?ni de politique de soins générale ou individualisée pas de techniques de management et de gestion ,pas de formation continu tous le reste NE PEUT ETRE que des initiatives malheureuses

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