Accueil > Sétif profond >

Sétif Profession : vendeur à la sauvette

lundi 6 avril 2009, écrit par : Z. S. Loutari, Le Quotidien d’Oran, mis en ligne par : Boutebna N.

a précarité économique et l’exode rural ont rempli le chef-lieu de la ville de Sétif d’une myriade de vendeurs à la sauvette.

Toute la journée et sur les principales routes, ils portent à bout de bras tout ce que l’importation déverse sur le marché algérien. Les trottoirs et carrefours de Sétif sont ainsi transformés en une caverne d’Ali Baba. Pour ce qui est des sources d’approvisionnement de ces vendeurs, elles sont situées entre le commerce formalisé et l’illicite.

Les feux de signalisation sont installés sur les grands axes en ville pour réguler la circulation et limiter la recrudescence des accidents. Mais, aux abords de ces feux, une multitude de vendeurs ambulants de tout âge attendent que la signalisation passe au rouge pour héler les automobilistes à l’arrêt et les passants, obstruant ainsi le passage aux piétons au risque de provoquer des accidents. Ils s’exposent parfois à des gestes violents des conducteurs par leurs déambulation entre les files de véhicules. Parmi cette nébuleuse, tout le monde n’est pas nécessairement là pour de bonnes intentions. Quelques énergumènes en profitent pour exercer leur dextérité sur les poches de quelques cyclistes ou passants un peu trop distraits. Petits, jeunes et adultes, l’âge de ces vendeurs à la sauvette varie entre la dizaine et la quarantaine, voire plus. On rencontre également des petites files mais rarement. La majorité de ces vendeurs sont stables, ils sont souvent installés sur les trottoirs avec leur bric et broc. La majorité de ces vendeurs sont ambulants. Un tour aux carrefours de Sétif les jours de travail ou de repos permet de mesurer l’ampleur de ce marché des trottoirs. Nous étions au carrefour de Bab Biskra vendredi dernier à 09h15 mn. Le soleil était au zénith. Sur le trottoir en face du cybercafé communal, trois hommes étaient assis derrière un étalage d’articles divers : horloges mini-gaz et autres électroménagers, regardant en direction de la route menant à la cité Bizar. A cinq mètres environ d’eux, un homme, la trentaine environ, vêtu d’un jean noir, d’une chemise manche longue bleue, portant une casquette noire, une chaussures noire tenait en main un miroir bien en garniture de bois et haut d’environ 1 mètre. Il pose le miroir à même le passage piéton. Déjà, une dizaine de minutes qu’il est planté là. Apparemment fatigué, il change de position pour se détendre. La circulation devient dense. Il se rappropche plus de la voie pour mieux se faire voir des passants, mais désespérément. Notre vendeur rencontre un autre vendeur avec qui il échange quelques mots, son regard dirigé vers les usagers de la route. Non satisfait de cette mévente d’un instant, il s’est mis à circuler entre les usagers de la route. A quelques mètres de là, l’allée mène vers la cité des 1.000 logements, et sert de refuge à d’autres vendeurs comme lui, pour récupérer après quelques tentatives pour appâter des acheteurs éventuels.

A quelques lieux de là, devant le rond-point de la wilaya côté bas, le même spectacle. Le soleil est un peu clément vers 11h40 mn. Sur le trottoir du côté droit du siège de la wilaya, un jeune homme de vingt ans environ habillé en sportif, casquette sur la tête, traverse la route en courant pour rattraper un client que le feu vert a obligé de démarrer. Essoufflé, il continuait sa course folle pour vendre un paquet de fleurs au passager du véhicule tout en continuant à marchander le prix. Puis déçu, et visiblement insatisfait, il s’arrêta de poursuivre le véhicule et s’en retournait, lorsqu’il fut de nouveau rappelé par son client dont la voiture s’est finalement immobilisée à une cinquantaine de mètres du carrefour. Il échangea sa marchandise contre les 5 DA convenus. Il revint alors avec un air triomphal comme s’il venait de faire une prouesse. Il sont ainsi nombreux à se faire parfois arnaquer par des occupants de véhicules ou des bandits qui attendent le dernier moment pour leur prendre un paquet de fleurs et filer dès que le feu est au vert, en sachant que le pauvre « diable » ne réussirait jamais à les rattraper. Cet exemple n’est qu’une image isolée de l’ambiance qu’offre la dizaine de vendeurs qu’on aperçoit aux grands carrefours de la ville de Sétif. Ils portent souvent une casquette, vendant un peu de tout.

CD, vêtements, journaux, torchons, mouchoirs, accessoires de véhicules avec des volants accrochés au cour, électroménagers, horloges, objets de décoration, etc. Il y en a qui se contentent d’essuyer le pare-brise des véhicules en arrêt au feu de signalisation, en attente d’un hypothétique pourboire, pour un service non demandé.


Partager cet article :
7 commentaire(s) publié(s)
bouzid :
on appel sa le chomage et la deroute totale du system qui nous dirige point barre

Réponse de Qu’importe ! :

Zid ya bouzid !!!Que veut dire -point barre- ?
OULID RUE VALLEY :
A QUI LA FAUTE MR .............
Karim :
Il n`a pas de chômage à Setif pour la classe sans diplôme, je suis d`accord pour les jeunes diplômés, c`est une honte et très grave pour ces derniers qui ont étudier et investi leurs vie pour obtenir un diplôme, l`état est responsable , pas de discussion !, mais les majorité des jeunes que je vois dans le marché des trottoirs le soir, je suis pas d`accord dé tout , car les chantiers et le travaux de constructions sont comme des champignons à Setif, les jeunes sans formation ne veulent pas travailler dans les chantiers, ou les petits travaux comme apprentis car pour eux c`est dur et une hônteux, ils préfèrent de gagné l`argent facile et vite dans la journée, je vois durant la journée les jeunes qui traînent dans les Rues de ville et le soir sortent leurs valises dans les trottoirs. Il faut dire qu`ils ont accumulé cette culture : Argent facile oui ! Ils veulent tous devenir des grands Bosses ! Avoir un Bisness, beaucoup d`affaires et une belle voiture ! Moi je blâme les parent qui ne font rien pour (...)

Réponse :

je suis toute a fait d accord avec toi il faut se bouger pour pouvoir ganger sa vie et non attendre l etat pour quelle te donne un travaille
Chomeur :
Aux importateurs du systeme.....!!!
khaled staifi :
Si une politique de développement de l’industrie algérienne par exemple serait plus conséquent nous ne verrons pas ce genre de vente à la sauvette qui parfois est le seul moyen de survivre pour certaines personnes. Mais je ne perd pas espoir, le chômage baissera en Algérie courage

Commenter cet article
الرد على هذا المقال


Derniers articles
Notre site utilise des cookies à diverses fins, notamment pour personnaliser les publicités. En continuant à utiliser ce service, vous acceptez notre utilisation des cookies.   En savoir plus