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Une balade au sommet de Megrès

samedi 4 avril 2009, écrit par : A. Nedjar, Setif info, mis en ligne par : Boutebna N.

ajestueux, sublime, incomparable, magnifique et, et et diront certains. Sensationnel, féerique, indescriptible, rétorqueront d’autres mais le tout est de savoir que cela se passe là haut, sur nos têtes, suspendu au sommet du mont Megrès.

Les amoureux et les habitués des lieux, ils sont nombreux, eux vous diront que cela dépasse l’ entendement,.Ils n’y pas de qualificatifs pour exprimer les sentiments ou le bonheur d’être attaché ici au ciel .La seule sensation qui se manifeste sur le moment est cette espèce de griserie ou cette légèreté, comme pour cette feuille d’arbre qui vogue au grès des vents froids à vous cingler et des courants ascendants tourbillonnants .

Ici, l’air ne se hume pas, elle se mange ! Comme l’envie vous prend de brouter cette herbe à l’image de ces chevaux semi sauvages dont le chef, un puissant étalon noir est à l’affût à la moindre approche étrangère ou du danger. Le chacal, le sanglier et le renard rodent mystérieusement. Même le porc épis a élu domicile dans ces hauteurs. Le lièvre vous jouera de la flute tant il est insaisissable, quant à ces myriades d’insectes et d’oiseaux de toutes espèces,leurs chants se mêlent aux bêlements des petits agneaux, aux beuglements ou petites plaintes des veaux affamés nés ici même sans assistance quand ce n’est l’hennissement d’un jeune poulain isolé, en proie à une grande excitation le poussant à de longues cavalcades effrénées sur le plateau rocailleux.

Si par bonheur vous bénéficiez des éclaircies, au loin, Sétif vous paraîtrait tel un village. Plus au Sud encore, les monts de Djebel Boutaleb ou le souvenir de ses grandes batailles. Dans son prolongement s’érige Djebel Maadid d’ où se cache juste derrière les plaines du Hodna. Au Nord, telle la cordière des Andes, l’infranchissable chaîne de Babors vous nargue et vous lance un défis. Ses sommets sont encore soupoudrés des dernières neiges du printemps et offrent aux talents de la peinture de magnifiques portraits à immortaliser.

En contre bas la cimenterie de Ain El Kebira a cessé de cracher ses fumées mortelles au bonheur des populations environnantes. Plus bas encore, les véhicules telles les Fourmies, semblent peiner sur les cotes de Tizi N’bechar ,de Amoucha et d’El Ourissia.

Le clapotis de l’eau limpide et claire, canalisée à travers des seguia ou paisibles ruisseaux ajoute cette sensation de bien être et de fraîcheur où même les libellules sorties de l’on sait où semblent s’extasier à la surfaces ces petites gueltas ou retenues d’eau peu profondes.

Le spectacle n’est pas à manquer c’est simplement fantastique ce n’était ces affreuses antennes de télécommunication qui viennent défier la nature.

Nous pourrons évoquer pour vous tous les superlatifs, nous n’arriverons sans doute pas à vous faire saisir et à vous transmettre cette extraordinaire sensation unique de vous sentir envahi par ce sentiment que la nature nous offre généreusement ou tout se conjugue avec grâce, légèreté et bonheur .

Amis écolos, bonne ballade.









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19 commentaire(s) publié(s)
Zaher de BOUGAA :
Merci pour cette article.
HAMZA :
Sublime ce paysage j’espère un jour m’y rendre avec ma famille !
MAAFER :
salem mes origine sont de megrés je suis un bouamama sa fait plaisir de revoir c est photo, et j ai ma famille qui habit toujours en haut
salah :
sobhane allah wech khlak c est sublime comme fotos sobhane allah c est magnifique merci...
kamel :
en effet ce site ete la these d’un ingeniora d’architecture de melles rahmani et bendaoude de le réamenager a un espace de vacance et de loisir avec toutes les commodités et le rendre un veritable pole touristique ecologlque durant toute l’année hiver comme été ces deux jeunes cadres algeriens formés chez nous maintenant une avec un magister travail chez les japonais l’autre suit ses etudes en france j’ai eu le previllege d’assister lors de la soutenance l’assitance y compris les membre du jury etaient emerveillés et le site et par le sujet .
TOUFIK CANADA :
La nature de mon pays elle est magnifique il faut l’exploiter pour développer le secteur tourisme pour ce la il faut des homme avec un grand H MERCI POUR LES PHOTO
yazid :
J`espere de tout mon coeur que cet endroit magnifique connu et apprecie par toutes les familles Setifiennes ne connaitra pas l`assaut de l`urbanisation,et qu`il restera un parc naturel protege par la loi contre toutes les convoitises mercantiles.
exil :
magnifique, je me souviens que je suis parti la bas dans les années 70,je me souviens de l air de la verdure et de l eau
khalil Hedna :
merci pour l’article et b sur les photos ; c’est trés reussi. merci
zaidi laayeb de paris :
Merci ya si NEDJAR pour cet article et ces belles photos et c’est la meilleure période pour y faire une balade .

Réponse de KHELIFA ALBEURI :

Salama 3alaikoum, Merci infiniment Monsieur Nedjar pour cet article et ces magnifiques photos ! Pour celles et ceux qui vivent fi el ghorba, cela donne la chair de poule de voir la région de j’beul Meugreuce au printemps.... Nous rentrons en été et ce n’est pas du tout pareil qu’à cette période. Il y a quelques années je suis monté à pieds de chez la grand’mére de mon épouse (3’jouze Romila Bou3aoud allah yarhamha), jusqu’ à l’antenne et le radar ou travaille Mustapha à qui je passe le bonjour ! Au retour je suis presque mort de soif et soudain je tombe sur une petite source qui jaillit de terre comme un miracle ! Je me couche sur le ventre, j’écarte la boue et je bois cette eau qui avait un goût subblime, que je garde encore en mémoire ... J’espére pouvoir le refaire au printemps avant de retourner auprés de (...)
setifien :
ASSALAMOU ALAÏKOUM. MERCI Mr A.NEDJAR POUR CET ARTICLE ENVOUTANT.CE QUE VOUS AVEZ DÉCRIT DÉPASSE L’IMAGINATION.C’EST VRAIMENT UN PARADIS TERRESTE.MEILLEURES SALUTATIONS.SALEM
Citoyenne :
Quand je rentre l’été les moissons sont terminées et la chaleur insupportable mais j’aime profondément cette terre ocre et ces chaumes dorés. J’aimerais savoir s’il y a le tilfaf et la telma en ce moment. Je rêve de croquer du frik fraichement mchaouT et Msafi. J’en ai le goût à la bouche, je sens même son délicieux parfum...Ce sont des petites choses dont le bonheur nous envahit rien qu’en y pensant. Merci A. Nedjar de ces belles images de notre magnifique région. Salutations. Citoyenne.

Réponse de setifien :

CHERE CITOYENNE .VOUS DONNEZ L’IMPRESSION DE FAIRE PARTIE DE OULED AAMAR LHRAAR FIERTE DE TOUTE LE RÉGION DE SÉTIF.MEILLEURES SALUTATIONS
faouzi. :
merci pour cet article,et ces photos.ça me rappel ma jeunesse.ça fait plaisir de voir ça qu’on est loin.MERCI
amardelyon :
amardelyon tizi n bechar ;merci mnedjar je veu dire au polueur d aller ailleur.laisser la nature tranquille je suis un imigre
farouk :
je sui né a ain abessa merci pour ttes cs belles images j’y vais chaque été et je suis tres fiere de representer merci encore selem alikoum farouk de lyon
karim de paris et tizi n’bechar :
ahhh ya djbel magress que je voyais tous les jours loin de chez moi revetu en hiver d’une robe blanche et d’une ravissante verdure le printemps.tu me rappeles mon enfance,la pureté et la nostalgie du bled. merci Mr nedjar et gardons ce patrimoine naturel inestimable.
djamal al-djazairi :
c’est la vie d’autre fois à megress entre 1962 et jusqu’à la fin des années 80, de takouka à batha, ain guellou, lidadra, lakraba, madjen louti, laouamar, ain a-rramla, laasamiin, chawafa, ayoun-nsour, kaf-kabadia, al-makbira- la simetière - ex- firmat e-roussouni, lamdawid, ain lamkharaf, lidadra, et bien d’autre douwars que je n’ai pas en tête en se moments ; les étés passés dans les champs et les douwar, les fêtes : les arses : soit de mariage soit de circonsition- tahara : le couscous au moutons et les raisins ; le mais, le frik, le oiseaux, les cailles chassées pendant la saison des moissons, bref. c’est une vie passée qui ne reste que comme un jolie merveilleus rêve incroyable ; mais c’est bien vraie. c’est fou comme le temps passe, et je suis à 50 ans aujourd’hui et loin de megress depuis bientôt une trentaine d’années passé dans une autre vie totalement differente ; étudié à setif (primaire l’écôle, moyen CEM, seçondaire Lycée, et l’université) ; puis être forcé à quitter toute l’algérie pour un (...)

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