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L’eau pour 1 million d’habitants et l’irrigation de 36.000 hectares

mardi 23 septembre 2008, écrit par : F. Z. El Moudjahid, mis en ligne par : Boutebna N.

es efforts consentis par l’Etat pour le développement du secteur de l’hydraulique dans la wilaya de Sétif sont considérables, autant dans le domaine de la mobilisation et l’exploitation de nouvelles ressources pour l’ alimentation en eau des populations, que pour l’assainissement et le développement de l’agriculture.

Ce sont les conclusions qui ont été établies par le conseil exécutif de la wilaya, à l’issue de sa réunion qui s’est tenue au siège de la wilaya, hier, sous la présidence du wali, M. Bedoui Noureddine.
Cette rencontre, qui a en effet permis de mesurer les efforts accomplis ces dernières années au titre des programmes initiés par le Président de la République et leur impact sur le quotidien des populations notamment rurales et la prise en charge de leurs préoccupations, n’a pas été sans fixer également les grandes priorités du programme 2009-2014 dans une démarche de continuité et d’amélioration constante des conditions de vie du citoyen.

Des objectifs d’autant plus importants que cette wilaya, qui vient de bénéficier d’un méga projet inhérent aux grands transferts et dont la première pierre a été posée par le Président Abdelaziz Bouteflika à l’issue de sa dernière visite dans la wilaya de Sétif, se propose en effet de relever de grands défis dans ce domaine à la fois sensible et stratégique et se prémunir sur un long terme.

Ce grand projet, qui a pour objectif de transférer un volume de 313 millions de mètres cubes à partir des barrages de Erraguene et Ighil Eroda vers les hautes plaines sétifiennes pour l’alimentation en eau potable d’une population supplémentaire de plus de 1.000.000 habitants et l’extension de l’irrigation sur 36.000 hectares, est qualifié à juste titre de projet du siècle dans cette wilaya, où, en dépit du tissu industriel qui est venu s’y greffer, l’agriculture reste la principale vocation.

Dans sa composante en deux systèmes, le projet des grands transferts renforcera grâce à son système ouest, Ighil Emda-Maouane, 13 agglomérations regroupant une population de 658.564 habitants et l’irrigation de 16.000 hectares, alors que le système ouest, Erraguene- Tabelout-Draâ Ediss permettra le renforcement en eau potable de 12 agglomérations regroupant 411.441 habitants et l’irrigation de 20.000 hectares.

Des réalisations fortes qui permettront, en termes d’impacts économiques, d’améliorer à plus de 5 fois la production agricole grâce à l’introduction d’une irrigation à grande échelle de même que la création de 100.000 emplois agricoles dont 36.000 permanents.
Un investissement dont le montant est établi à 1.200 milliards de centimes.

AEP : un taux de raccordement de 86%

Un projet d’envergure qui ne laisse cependant pour compte les efforts extraordinaires qui ont été réalisés ces dernières années, autant sur les programmes sectoriels que les programmes communaux de développement qui se traduisent par une nette amélioration de la situation qui prévalait, il y a seulement quelques années, avec une autorisation globale de près de 1.300 milliards de centimes qui couvre 75 opérations, dont 72 ont déjà dépassé un taux d’avancement de 72%. La démarche entreprise dès 2004 au niveau de la wilaya et tendant en grande partie à lever tous les points noirs, notamment dans les zones rurales, aura été bénéfique au vu d’un taux de raccordement en alimentation en eau potable qui a atteint les 85%, alors qu’en matière d’assainissement, il est aujourd’hui à 86%.
En matière de mobilisation de ressources hydriques pour l’agriculture, la superficie irrigable est passée de 11.540 hectares en 2000 à plus de 24.000 hectares en 2008.

Par ailleurs, la mise en service des 73 forages qui sont en voie de réalisation se traduira par la mobilisation de 490 litres/seconde pour l’alimentation en eau potable de 245.000 habitants, au moment où le programme déjà mis en œuvre a touché 420.000 habitants avec une dotation qui est passée de 85 litres/jour/habitant à 120 litres.
En matière d’assainissement qui constitue un autre cheval de bataille des responsables de cette wilaya, le programme en cours permettra de toucher 430.000 habitants, en plus de 7 opérations de protection contre les inondations de centres à risque comme El Eulma, Amoucha, Salah Bey, Taya, Aïn Oulmène, Draâ El Miad et Aïn El Kebira, de même que la réalisation de 5 stations d’épuration.

19 forages, 5 retenues collinaires, 190.000 mètres linéaires d’alimentation en eau potable, la rénovation de 220.000 ml de réseaux d’équipement de 31 forages et de 10 stations de pompage et 35 réservoirs seront livrés durant le premier trimestre de l’année à venir, tout comme la réalisation de 75.000 ml de rénovation de réseaux primaires d’assainissement, celle de 7.500 ml de canaux de drainage, la réalisation de 8 stations de relevage et 2 stations d’épuration.
Le wali, intervenant à l’issue de cette réunion, devait souligner l’effort considérable accompli dans ce secteur et exhorter les responsables présents à ne ménager aucun effort pour exploiter, de la meilleure façon qui soit, les potentialités hydriques disponibles.

Il sera sans concession à l’égard de certaines pratiques urbanistiques, qui doivent être bannies à jamais et demandera à chacun au niveau de la mission qui lui incombe d’assumer pleinement sa responsabilité, car, ajoutera-t-il, le problème de l’eau et de l’assainissement ne relève pas du seul secteur de l’hydraulique, consacrant ensuite une large place au programme 2009-2014 et les grandes priorités qui doivent d’ores et déjà être fixées.


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6 commentaire(s) publié(s)
Setamir :
Nous sommes vraiment désolés pour ce journaliste, que nous y revenions, car depuis quelques jours il multiplie les comptes rendus de ce genre qui frisent la flagornerie ou « l’à-plat-ventrisme » en usant d’un terme plus usité. Oui, il est libre et maître de ce qu’il écrit et de sa conscience mais nous le sommes tout autant, dans ce site libre et ouvert aux commentaires respectant la charte, pour expliquer, critiquer voire dénoncer les insuffisances et les atteintes de toutes sortes y compris les propagandes, la désinformation et les tentations de diriger ou d’orienter les consciences. Nous savons qu’il a exercé des fonctions électorales nationales, et c’est raison pour laquelle on aurait souhaité des articles de journaliste - au moins à la mesure de sa fonction passée - plus objectifs et plus rationnels que l’on lit dans d’autres journaux nationaux et non ce genre de compte-rendu de séance qui l’exhibe en « porte-parole » et « porte-étendard » d’une campagne électorale médiocre qui ne sert pas du (...)

Réponse de sol.lune :

Bien sur cher collègue, que lorsque vous faites une analyse centrée sur la partie visible de l’iceberg, vous arrivez à déceler les incohérences énumérées, et qui vous dévie vers ce chemin -électoraliste- qu’un simple ancien moniteur ou instituteur de sport au lycée md kérouani, a choisi et à travers lequel (ledit chemin disais-je) il a érigé un succès inqualifiable et indescriptible, au meme titre que son collègue, un peu plus qualifié, le surveillant général, et de ce bord là le périscope vous éclaire sur la partie invisible de l’iceberg, que beaucoup de nos dirigeants ignorent totalement ! et malheureusement, c’est ainsi que cette fausse élite, a réussie à barrer la route à ceux qui auraient dus épauler les dirigeants de notre pays, qui tirent leur légitimité de notre honorable et incomparable révolution que le peuple à mener à bon escient et à juste titre. Et c’est cette présumée et illegitime élite que notre pays a décidé de mettre en place pour concrétiser sa politique nationale, au nom de notre (...)

Réponse de sol.lune :

Désolé pour les quelques coquilles qui se sont glissées par inattention, et par devoir de kérouaniste je m’oblige à les corriger, faute de quoi on pourra bien penser que moi aussi j’ai du conjuguer l’agneau ! 1- qui vous dévient (verbe dévier) 2.Pendant que nous autres 3.Une livraison aux robinets 4.Des pattes d’éléphants 5.Ceux qui nous permmettent de vivre aujourd’hui librement. l’eau à Sétif c’est une véritable hécatombe une catastrophe jamais connue, sauf dans las années 1964-1968, époque où les moyens à disposition étaient largement insuffisants, ce qui est loin d’etre le cas actuellement, et Monsieur qui y va avec son flattage d’égo habituel, comme quoi son nouveau poste à l’APW ne lui suffit pas, pour un monsieur qui dispose d’un niveau de quatrième année moyenne (viré en ex-troisième, sans BEPC de l’époque), et qui s’est fait recyclé à travers l’association des parents d’élèves, qu’il a su dérouter admirablement pour se retrouver à l’assemblée nationale (CNP)...Sans oublier son passage dans la presse (...)
tafet19 :
Loin de nous est la hantise des pénuries et le projet d’importation de l’eau qui avait circulé il y a quelques années. Ca nous avait glacé. Importer de l’eau !Oui ,il y avait mieux , c’était se réfugier au Sahara. Au Tanezrouft plus exactement pour devoir réfléchir à la question pour creuser et creuser dans nos esprits retors !Les projet des grands transferts se concrétisent .Le grand projet In Salah Tam se réalise .Au centre ; à l’Est et à l’Ouest ,c’est en voie de finition. Mais, a-t-on sérieusement pensé aux travaux d’aménagement et de gestion des réseaux de distribution et des périmètres irrigables devant être menés en parallèle à la réalisation des barrages de transferts ? Sinon se ne seront que des grandes retenues d’eau à l’image de Ain Zada qui fait juste le bonheur des pécheurs du barbot. Irriguer 38 000 ha est de quoi contribuer largement à l’amélioration de notre indépendance alimentaire. Lorsque j’ouvre mon robinet d’eau ou que j’appuis sur mon interrupteur d’électricité et que l’eau ou (...)
Commentaire n°17556 :
A LA CITE BOUNECHADA , L’EAU N’ARRIVE JAMAIS CELA DEPUIS PLUS DE 12 ANNNES . ARRETER CE SCANDALE DE PUB MONSONGERE
tafet19 :
Squatter la rue ni signifie pas moins que le déni de l’autorité de l’état et de l’administration. Quand nous sommes en présence de ces phénomènes, nous nous interrogeons parfois du rôle de cet état et de cette administration .Devons nous conclure à leur incapacité, ou bien à leur négligence ? L’une est l’autre des situations ne font qu’exacerber le sentiment de la population qui finit par être convaincu que le meilleur moyen est de régenter sa vie par elle meme devant l’absence de l’autorité de l’état. Pour l’instant cela s’inscrit dans la passivité, ce qui donne précisément le droit à ces loubards comme les surnomme le journaliste d’imposer leur autorité à eux. Verra-t-on les forces de l’ordre réagir pour juguler ces phénomènes. C’est à ceux qui détiennent ces forces de réagir. Quand à nous pauvres citoyens, ballotés entre mille problèmes, nous n’avons que notre patience pour survivre à tous ces désagréments et disfonctionnement qui nous renvoient à l’air du chao.Messieur des autorités ,il n’y a pas que des (...)

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